et c'est un peu de poussière d'étoiles qui illumine le ciel français.
Comme une pluie d'histoires, de scenarii pour consteller ces cieux d'après éclipse.
Le Festival de Deauville réunit le tout Hollywood des temps mais Deauville représente aussi une opportunité pour prendre le pouls de tous les cinémas outre-Atlantique, avec des documentaires, des courts-métrages et surtout la compétition officielle, strictement réservée à la production indépendante. Trente-troisième édition d'un festival qui, année après année, s'impose comme le seul concurrent sérieux de Cannes. A Deauville cette année, les spectateurs auront droit à une orgie de cinéma. Grâce à la collaboration avec la Cinémathèque Française, les cinéphiles retrouveront quelques classiques américains - westerns, polars, fantastique, comédies comme «la Piste des géants» de Raoul Walsh (1930), «les Nuits de Chicago» de Josef Von Sternberg (1927), «le Caméraman» avec Buster Keaton (1928), «Dead Man» de Jim Jarmusch (1995), «la Blonde et moi» de Frank Tashlin avec Jayne Mansfield et «Tarzan l'homme-singe» de John Derek (1981) avec Bo Derek, «La horde sauvage» de Sam Peckinpah, «Le faucon maltais» de John Huston ... 60 films, 394 kilomètres de pellicule pour ces nuits électriques, projetés 24 heures sur 24 au Morny Club.
Côté programme officiel, le nouveau film de Hal Hartley «Fay Grim», avec Parker Posey et Jeff Goldblum, alors que de jeunes cinéastes panachent l'ambiance Série noire et les préoccupations sociales « Michael Clayton» de Tony Gilroy avec George Clooney, «Broken English» de Zoe Cassavetes avec Melvil Poupaud et Gena Rowlands, Ben Affleck avec le polar «Gone, baby, gone», le brûlot de Michael Moore «Sicko», le regard sur la guerre en Irak de Paul Haggis «La vallée d'Elah», de Brian De Palma «Redacted», l'explosion de la cellule familiale selon Sidney Lumet «7 h 58 ce samedi-là», « L'Assassinat de Jesse James» d'Andrew Dominik, remake du film de Fritz Lang, et des frères Farrelly «Mary à tout prix».
Un hommage à Ida Lupino, magnifique comédienne qui, à la fin des années 1940, décida de passer derrière la caméra avec des sujets délicats, voire interdits à l'époque comme le viol « The Outrage» (1950), l'avortement « Not Wanted» (1949), la paralysie et une magnifique scène de danse dans «Never Fear», (1949).
Section documentaire, le reportage de Spike Lee sur les inondations de La Nouvelle-Orléans «When the levees broke » ou l'enquête de Bill Corben sur le trafic de cocaïne à Miami « Cocaïne Cowboys». Deux portraits fascinants «Brando» et «Annie Leibovitz» s'attacheront a marquer cette 33ème édition du seau de l'inoubliable revisité, autour d'Andre Téchiné, Président du jury.